C'est pas la fête pendant les fêtes
- 24 déc. 2020
- 3 min de lecture
Bonjour à tous, aujourd'hui je ne fais ni un podcast audio, ni une vidéo, mais un bon vieil article écrit.
Je vous prépare une vidéo sur un sujet lourd qui me touche personnellement ainsi que plusieurs membres de la famille et des amis, ce n'est pas simple à évoquer alors elle prendra du temps à sortir.
En attendant je vais réagir à un article intéressant du blog Educpros.
Je ne suis pas toujours d'accord avec ce qui y est dit mais aujourd'hui je déroge à mon train train de lecture pour réagir à cet article que je salue.
Je constate malheureusement (y compris dans mes élèves) un manque de plus en plus flagrant d'esprit critique et surtout de patience et de recul, le moindre rumeur fait enfler un sentiment d'injustice virtuelle et lance des débats sans fin, emplis de colère à la machine à café.
Où les clichés et autres stéréotypes côtoient allègrement les exagérations, tautologies et prédictions dignes de Nostradamus .
Où des interprétations au mieux approximatives au pire entièrement biaisées, merci Hollywood, déforment le prisme d'une réalité déjà pas simple à comprendre.
Où domine la surabondance de l'utilisation de qualificatifs, au mieux mal employés, au pire complètement idiots comme le fameux "Moyenâgeux", de la part de personnes soi-disant instruites, se basant sur une vision biaisée de la période par les philosophes des Lumières ou autres intellectuels révérés.
Où l'on trouve des références constantes et consternantes à la dictature, au totalitarisme et à la révolution, ayant totalement oublié le sens des deux premiers et la violence de la seconde.
Où l'on côtoie la mise en exergue de "figures historiques", en faisant un portrait très mal dégrossi et flatteur, presque partisan et rempli d'idée reçues.
Le tout dans une violence quotidienne exacerbée par une utilisation abusive des réseaux sociaux qui s'en délectent.
Ne parlons pas des journaux qui depuis l'essor de la presse sur Internet se jettent sur ces sujets afin de faire de la simple audience, la plupart du temps sans analyse et sans recul, putaclic mon amour. Des articles remplis de non-sens, d'idées reçues et souvent de fake-news relayées à la va-vite pour être "les premiers sur le sujet".
Bref pour faire simple et court...tout est un prétexte pour pouvoir décharger sa colère et son mal-être sur les autres.
Dans cette période d'interrogation, de doute, de peur, de repli sur soi ; la perspective et l'analyse à froid me paraissent indispensables. La vie n'est pas simple à notre époque, mais pas pire qu'aux précédentes. Prenons du recul et occupons nous de ce qui est vraiment important, se sentir bien, aimer ce que l'on fait, aider les autres, prendre soin de sa famille.
La réussite n'est pas un titre supérieur à celui des autres, le bonheur n'est pas dans un compte épargne, la vie ne serait pas plus facile si elle était moins chère. Un petit sourire quand on se lève le matin, un mauvais jeu de mots pour un collègue qui n'a pas le moral, un petit don pour ceux qui en ont besoin, même si ce n'est pas grand chose. Un cadeau pour un membre de la famille fait main.
Rappelons-nous que les meilleures choses dans la vie sont simples et n'ont pas de prix (non je ne fais pas de pub pour un fromage).
Comme être un jeune con de trente piges, se dire...et merde ! Tout plaquer pour faire ce qu'on a vraiment envie de faire, prendre le risque de tout perdre, réduire les dépenses car on a perdu beaucoup en passant, piocher dans une épargne qu'on a mis un temps fou à réunir. Et finir ses semaines en philosophie de comptoir sur LinkedIn. Mais aimer ce qu'on fait, être simplement et béatement heureux de se lever le matin avec un travail qui a du sens pour soi, et se retrouver, simplement, redevenir celui qu'on a toujours voulu être, par sa force, par celle que nous donne notre entourage, par bête conviction que malgré tout ce qu'on dit, il y a toujours un espoir pour des lendemains qui chantent. Et aller les chercher soi-même. En chantant faux sous la douche et sur la route, mais avec le cœur. Comme un gamin content d'aller à l'école retrouver ses copains, et s'ébahir sur un monde qu'il découvre avec des yeux neufs, juste vouloir le voir magique, beau, facile. Profiter simplement, sans juger, sans essayer de comparer, sans classer, sans tricher, sans à priori, juste regarder...admirer un ciel où les formes et les couleurs nous gonflent de bien-être, sourire et se dire, c'est beau, ma journée commence, je suis juste bien.
Passez de bonnes fêtes les amis, faites attention à vous et à votre famille.
On se retrouve très bientôt.
Nicolas



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